Prévention et Lutte contre les Maladies
Prévention et Lutte contre les Maladies
HaSDI œuvre à prévenir et réduire la charge des maladies au sein des communautés à travers la sensibilisation, la promotion de comportements favorables à la santé, le dépistage précoce, la surveillance épidémiologique et le renforcement des capacités des acteurs de santé. Notre approche vise à favoriser un accès équitable à l’information et aux interventions de prévention, tout en contribuant à des communautés mieux informées, plus résilientes et capables de faire face aux principales menaces sanitaires.
1. Maladies transmissibles
- VIH/SIDA
Le VIH/SIDA demeure un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale, malgré les progrès considérables réalisés en matière de prévention, de dépistage et de traitement antirétroviral. En 2025, environ 41,0 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, dont près de 64 % dans la Région africaine de l’OMS ; environ 1,2 million de nouvelles infections et 570 000 décès liés au VIH ont été enregistrés au cours de la même année. L’Afrique subsaharienne demeure ainsi la région la plus lourdement touchée, avec plus des deux tiers des personnes vivant avec le VIH dans le monde et une prévalence estimée à environ 2,9 % chez les adultes de 15 à 49 ans dans la Région africaine de l’OMS.
La lutte contre le VIH/SIDA nécessite donc une approche intégrée combinant prévention, dépistage précoce, prise en charge, prévention de la transmission mère-enfant, éducation à la santé, lutte contre la stigmatisation et renforcement des interventions communautaires.
- Le Paludisme
L’une des principales maladies infectieuses dans le monde, particulièrement dans les régions tropicales. Selon l’OMS, 282 millions de cas et environ 610 000 décès ont été estimés en 2024 dans 80 pays endémiques. L’Afrique subsaharienne concentre toutefois l’essentiel de cette charge. Avec environ 94 % des cas et 95 % des décès mondiaux en 2024, et les enfants de moins de cinq ans sont particulièrement exposés, puisqu’ils représentaient environ 75 % des décès liés au paludisme dans la région.
La lutte contre le paludisme demeure ainsi une priorité de santé publique, nécessitant une approche intégrée associant prévention, surveillance épidémiologique, diagnostic et traitement précoces, lutte antivectorielle, protection des groupes vulnérables et
- LA TUBERCULOSE
La tuberculose (TB) demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité liées aux maladies infectieuses dans le monde, malgré l’existence de moyens efficaces de prévention, de diagnostic et de traitement. La Région africaine de l’OMS représentait environ 25 % des cas mondiaux de tuberculose en 2024, avec une incidence estimée à 207 cas pour 100 000 habitants, et concentre également la majorité des décès liés à la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH. Cette forte charge est favorisée par l’interaction entre la tuberculose et le VIH, la pauvreté, les difficultés d’accès aux services de santé, la malnutrition, la stigmatisation ainsi que l’émergence de formes résistantes aux médicaments. La lutte contre la tuberculose constitue donc une priorité majeure de santé publique et nécessite une approche intégrée associant prévention, dépistage précoce, diagnostic, traitement efficace, recherche des contacts, prévention de la tuberculose chez les personnes à risque et mobilisation communautaire
- LES HEPATITES VIRALES
Les hépatites virales, principalement les hépatites B et C, constituent un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale en raison de leur fréquence, de leur évolution souvent silencieuse et de leurs complications graves, notamment la cirrhose et le cancer du foie. En 2024, environ 287 millions de personnes vivaient avec une infection chronique par les virus des hépatites B ou C dans le monde, avec près de 1,8 million de nouvelles infections et 1,3 million de décès attribuables à ces deux infections. La situation est particulièrement préoccupante en Afrique subsaharienne, où l’hépatite B demeure fortement endémique, environ 64 millions de personnes vivant avec une infection chronique par le VHB en 2024 et représentait 68 % des nouvelles infections mondiales par l’hépatite B. La lutte contre les hépatites virales nécessite ainsi une approche intégrée reposant sur la vaccination contre l’hépatite B, la prévention de la transmission, le dépistage précoce, la sécurité transfusionnelle et des injections, l’accès au traitement et la sensibilisation des communautés.
2. Les Maladies Non-transmissibles
Les maladies non transmissibles (MNT) constituent aujourd’hui l’un des principaux défis de santé publique dans le monde. Elles regroupent notamment les maladies cardiovasculaires, les cancers, le diabète et les maladies respiratoires chroniques, qui représentent à eux seuls la grande majorité des décès prématurés liés aux MNT. En Afrique subsaharienne, leur poids épidémiologique connaît une progression rapide, parallèlement aux changements démographiques, à l’urbanisation et à l’évolution des modes de vie. Dans la Région africaine, les MNT représentaient environ 37 % des décès en 2019, contre 24 % en 2000, tandis qu’une proportion importante de ces décès survient prématurément avant 70 ans. Cette transition épidémiologique s’accompagne d’une exposition croissante à des facteurs de risque modifiables tels que le tabagisme, la consommation nocive d’alcool, la sédentarité, les habitudes alimentaires malsaines, le surpoids et l’obésité, auxquels s’ajoutent certains facteurs environnementaux. La prévention et la lutte contre les MNT nécessitent ainsi une approche intégrée fondée sur la promotion de modes de vie sains, la prévention des facteurs de risque, le dépistage précoce, l’accès aux soins et aux médicaments essentiels, la surveillance épidémiologique et le renforcement des systèmes de santé
- Le Cancer du col de l’utérus
Le cancer du col de l’utérus constitue un véritable problème dans les pays à revenu faible et intermédiaire, alors qu’il s’agit d’un cancer largement prévenable et curable lorsqu’il est détecté précocement. En 2022, environ 662 000 nouveaux cas et près de 349 000 décès ont été enregistrés dans le monde, faisant du cancer du col de l’utérus le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme. Près de 94 % des décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’accès à la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), au dépistage et au traitement demeure insuffisant. En 2022, l’Afrique représentait environ 23 % des décès mondiaux dus au cancer du col de l’utérus, et celui-ci constituait la première cause de décès par cancer chez les femmes en Afrique subsaharienne. Cette forte charge épidémiologique est notamment liée à la persistance des infections à HPV à haut risque, aux faibles couvertures de vaccination et de dépistage, aux difficultés d’accès au diagnostic et aux soins. La prévention et la lutte contre ce cancer reposent donc sur une approche intégrée associant vaccination contre le HPV, dépistage régulier, traitement des lésions précancéreuses, prise en charge des cas et sensibilisation des communautés.
- Le Cancer du sein
Le cancer du sein constitue aujourd’hui un problème majeur de santé publique et représente le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez la femme dans le monde. En 2022, environ 2,3 millions de nouveaux cas et 666 000 décès ont été estimés à l’échelle mondiale, faisant du cancer du sein la première cause de décès par cancer chez les femmes. Et environ 146 130 nouveaux cas et 71 662 décès liés au cancer du sein étaient enregistrés en Afrique Subsaharienne. Cette forte mortalité souligne l’importance de renforcer les stratégies de sensibilisation, de prévention, de détection précoce, de diagnostic et de prise en charge, tout en améliorant l’accès équitable aux soins et aux traitements.
Pour HaSDI, la lutte contre le cancer du sein s’inscrit ainsi dans une approche intégrée de santé publique visant à réduire la morbidité et la mortalité et à améliorer la qualité de vie des femmes et des communautés.
3. Maladies Tropicales Négligées
Les maladies tropicales négligées (MTN) touchent principalement les populations les plus vulnérables vivant dans les régions tropicales et confrontées à la pauvreté, au manque d’eau potable, à l’insuffisance d’assainissement et à un accès limité aux soins. L’Afrique subsaharienne supporte une part particulièrement importante de cette charge, avec environ 35 à 40 % des personnes concernées au niveau mondial. Ces maladies, telles que la schistosomiase, l’onchocercose, la filariose lymphatique, la trypanosomiase, la lèpre et les géohelminthiases, peuvent entraîner des incapacités, des stigmatisations et des conséquences socio-économiques importantes. La lutte contre les MTN repose donc sur la prévention, la chimiothérapie préventive, le contrôle vectoriel, l’amélioration de l’eau et de l’assainissement, le dépistage et la prise en charge précoce, ainsi que sur la mobilisation communautaire.
